Mardi 11 et Mercredi 12 aout à 21 heures
L'Ecume des Jours propose
une carte blanche à l'Association SO
avec

Yukiko Nakamura et
Nicolas Desmarchelier

Le spectacle est donné en prologue sur le parvis à midi le 11 et le 12

Association SO

Fondée dans le Morbihan en juillet 2008, l’association SO intervient dans le champ des pratiques artistiques contemporaines. Elle soutient tout particulièrement les démarches expérimentales à la croisée des différentes disciplines — danse, musique, poésie, cinéma, arts plastiques... Sous l’impulsion artistique de Yukiko Nakamura, danseuse-chorégraphe et de Nicolas Desmarchelier musicien-plasticien, elle initie des performances, propose des ateliers et des stages en direction de tous les publics.

 

Démarche de création

Yukiko Nakamura et Nicolas Desmarchelier ont choisi l’humain comme objet de leurs recherches artistiques et la performance comme mode de représentation. Les relations d’interdépendance et d'interaction qui se tissent “in situ” entre le spectateur et l'artiste, les intéressent tout particulièrement. Leurs créations sont des objets hybrides, transdisciplinaires qui se développent au contact du public et placent l’humain — ses perceptions, sa relation à lui-même, aux autres, à la situation présente —, au centre du dispositif.

 

 

 

Yukiko Nakamura


Née au Japon en 1970, elle commence la danse classique l’âge de 8 ans. Elle étudie la méthode « Royal Academy of Dancing », qu’elle perfectionne lors de stages à Londres.

En 1990 - 91, elle séjourne à New York où elle suit les cours de la Joffry Ballet School, du Merce Cunningham Dance Center et du José Limon Dance Institut. Dans le même temps elle intègre la compagnie classique Huntington Ballet Theater.

 

En 1992, elle s’installe à Paris où elle suit des cours de classique avec Franchetti et Wayne Byers. En 1996 elle se tourne plus spécifiquement vers la danse contemporaine en participant à plusieurs créations avec différents chorégraphes.

 

En 1997, après avoir été l’une des finalistes du Concours International de Danse de Paris [catégorie contemporaine] elle entre dans la compagnie de danse contemporaine Blanca Li. La création “l’Amour n’est jamais un incident de parcours” à laquelle elle participe en 1999 à Paris lui fait découvrir la voie du théâtre sous la direction d’Olivier Pauls.

 

À Nancy en 2000, elle prend part à une expérience d’improvisation collective, “Umwelt” avec Ly Thanh Tîen [performer], Ting Li Ping [danseuse, performer], Le Quan Ninh [percussioniste] et Etienne Caire [cinéaste].

 

En 2000 également, l’enseignement de Masaki Iwana, lui permet de saisir clairement comment révéler par la voie du corps le sentiment intérieur le plus enfoui.

Elle s’est actuellement engagée dans une recherche personnelle, soit en solo, soit en collaboration avec desartistes de différentes disciplines, en France et à l’étranger.

 

Quoi qu’il en soit, il me faut être plus malheureuse,

moi qui présentement suis trop heureuse.

Il me faut me sentir traquée.

C’est toute retraite coupée, que les choses sortent.

Avec l’énergie de l’assiégé.

C’est ça qui se danse, cette nécessité vitale.

Un corps, c’est entendu, compose avec le temps et l’environnement.

Bien. Mais il se trouve malheureusement aussi que l’héritage du sang, les humeurs, l’esprit,

mille choses nous agitent, plus profondément.

Et je suis là, avec tout ensemble ce corps, ces humeurs, cet esprit, , ,

Là, mon être, entier :

nécessairement lié à un endroit voulu, à un moment voulu.

C’est nécessairement ainsi que je peux être moi-même.

Et alors tout circule naturellement.

A ce moment-là, j’ai tout.

Je file sur mon erre.

Ça danse.

C’est moi, mais ce n’est pas moi.

C’est peut-être au-delà de moi.

Il advient que je cesse d’avoir conscience d’être qui je suis.

Mon être erre dans l’espace.

Je deviens une partie de tout ce qui m’entoure.

Quelque chose d’innommable et à chaque fois différente se développe d’instant en instant.

Quelque chose de vivant, qui naît et grandit.

Quelque chose qui se sublime.

 

Nicolas Desmarchelier


Né à Oyonnax en 1972. Après des études de guitare classique et jazz au conservatoire, il suit le cursus des Beaux-Arts à Besançon puis à Lyon. Il entame alors, un travail transdisciplinaire mettant en relation installation plastique, corps en mouvement et environnement sonore. Passionné par les arts premiers et les musiques traditionnelles, il suit en parallèle des cours en faculté de musicologie et d’anthropologie. Après l’obtention de son DNSEP [Diplôme National d'Expression Plastique] en 1996, il s’engage dans une carrière de performeur, menant de front ses recherches plastiques et musicales dans le champs des pratiques expérimentales et improvisées. Dès lors, à titre individuel et au sein du collectif d’artistes Ishtar [01], il

collabore à de nombreuses créations en France et à l’étranger. Il anime également des ateliers et des stages dans le cadre de diverses structures [Université, lycée, collège, IME, EREA, festivals de musique contemporaine].

 

En 2007, il s'installe dans le Morbihan où il fonde avec la danseuse japonaise Yukiko Nakamura, l’Association SO – vieux terme japonais qui désigne les choses telles qu’elles sont, dans leur état le plus simple, sans artifices. Ensemble, ils développent des projets artistiques à la croisée des disciplines chorégraphiques, visuelles et sonores.

De février à mai 2009 il fût accueilli en Résidence d’Atelier par la Ville de Pont Aven [29]. Ce soutient lui a permis d'initier des collaborations avec l’Atelier de Sérigraphie de la maison du peuple à Saint Claude [39] et l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Lorient.

A la base de son travail plastique, il dessine à l’encre noire sur des petits formats carrés de 10 cm de côtés.

A la manière du calligraphe, ces tracés sont exécutés dans le même souffle, en quelques gestes, les uns à la suite des autres. Si ces miniatures abstraites valent par elles mêmes, pour leur caractère spontané, brut et épuré, elles ont aussi le potentiel d’être agrandies ou réinterprétées à travers différentes techniques telles que la sérigraphie, de la faïence, la tapisserie. Ces dessins sont la plupart du temps réalisés lors de performances qui mettent en jeu danseurs et musiciens. La trace en train de se faire est alors filmée et vidéo-projetée en direct. le lieu, les corps en présence, les sons, nourrissent son geste.

 

“A travers cette quête de l’épure où les signes se traces en quelques secondes, presque malgré moi, comme si une volonté trop marquée risquait de fausser la trace, je tente de dessiner les perturbations de l’air les vibrations imperceptibles laissées par le mouvement des corps”.

 

Sa démarche musicale s’inscrit dans le champ des musiques concrètes et des musiques improvisées. Elle est fondamentalement liée à l’écoute - du contexte, de l’autre, de soi - et au travail de la matière sonore.

 

Depuis dix ans il développe une approche singulière de la guitare classique où l’exploration de ses différents potentiels acoustiques déborde largement son usage traditionnel.

“Je pratique la guitare acoustique corde nylon, l’accord très détendu. J'utilise un plectre dur, en pierre, qui favorise des harmoniques cristallines et puissantes. Au-delà d'un jeu purement guitaristique, c'est le potentiel acoustique de la guitare dans son ensemble qui m'intéresse : les bruits de caisse, de frettes, les sons frottés, mouillés... J'aspire à un jeu dépouillé où le corps tout entier accompagne le son. A la manière d’un peintre ou d’un sculpteur, j'essaie d'être avec la matière sonore dans un rapport manuel et concret”.

 

Performances graphiques : avec Yukiko Nakamura [danse] et Olivier Toulemonde [objets sonores], avec Jean Christophe Camps et Carole Rieussec [performance sonore], Festival Sonorités, Scène Nationale de Vandoeuvre les Nancy - avec le Collectif ishtar, Jean Christophe Camps et Carole Rieussec [performance sonore], Foyer des Utopies Socio-Sonores, La Tannerie, Bourg en Bresse - avec Emilie Borgo [danse] et Olivier Toulemonde [objets sonores], Maison Ravier, Lyon...

 

Performances musicales : il a eu le plaisir de partager les sons avec Olivier Toulemonde, Michel Doneda, Jérôme Noetinger, Lionel Marchetti, René Lussier, Seijiro Murayama, Ulrich Phillipp, Martine Altenburger, Camel Zekri, Annette Krebs, Andrea Neumann, Tetsu Saïtoh, Mathieu Chamagne, Carole Rieussec, Jean- Christophe Camps, Xavier Charles, Martin Klapper...

 

Performances transdisciplinaires : Il a travaillé notamment avec Yukiko Nakamura [danse], Fine Kwiatkowski [danse], Li Ping Ting [danse-action], Laure Terrier [danse], Alexandra Vuillet [marionnettiste], Jean Marc Richon [théâtre-action], Bernard Dutheil [vidéo], François Bidault [peinture]...

 

Prix d'entrée 10 euros Réduit 5 euros

 

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